Guérir par magie ?
- Emmanuelle Le Guen
- 18 févr.
- 2 min de lecture
Je viens de voir passer sur Facebook le post d’une personne à la recherche d’un "bon magnétiseur" pour faire partir une verrue. Très bien. Chacun cherche la solution qui lui parle. Mais bien souvent, un "bon magnétiseur" dans l'esprit des gens c'est quelqu'un qui fait disparaitre un problème par "enchantement".
Or, une verrue n’apparaît, ni ne disparait« par magie ». (Verrue ou autres choses d'ailleurs !) Oui, médicalement, une verrue est liée à un virus. Mais notre terrain, notre système immunitaire, notre état de stress, nos tensions intérieures jouent un rôle fondamental dans la manière dont le corps réagit.
Le corps ne fait pas d’erreurs. Il exprime. Le corps parle quand nous n’écoutons plus. Une manifestation physique peut parfois être le reflet d’un déséquilibre plus global : fatigue prolongée, surcharge émotionnelle, stress, conflits intérieurs non exprimés. Cela ne veut pas dire que « tout est psychologique ». Cela signifie que le physique, le mental et l’émotionnel sont liés.
Chercher à faire disparaître uniquement le symptôme sans interroger ce qui l’a favorisé, c’est un peu comme éteindre un voyant lumineux sans vérifier le moteur. Parfois, ça suffit.
Mais souvent, le problème réapparaît ailleurs, plus ou moins rapidement, sous une forme identique ou plus grave... Alors, déplacer le symptôme ou accompagner la compréhension ?
Car une guérison uniquement physique, si elle n’est pas soutenue par une évolution intérieure (émotionnelle, mentale, spirituelle) quand elle est nécessaire, peut laisser le terrain inchangé. Et si le terrain ne change pas, le corps trouvera peut-être une autre manière d’exprimer ce qui demande à être entendu.
Ce qui n’est pas regardé consciemment ne disparaît pas toujours. Cela peut se transformer… parfois de façon moins confortable. La vraie guérison est globale. La guérison profonde ne consiste pas seulement à faire disparaître un symptôme. Elle consiste à : Comprendre ce que l’on vit intérieurement, Identifier les sources de stress ou de blocage, Renforcer son équilibre émotionnel, Soutenir son système immunitaire, Se reconnecter à soi. Un bon accompagnement, quel qu’il soit, devrait idéalement inclure cette dimension de prise de conscience.
Non pas pour culpabiliser. Mais pour responsabiliser. Et si la question devenait différente ? Au lieu de demander uniquement : « Comment faire partir cette verrue ? ». On pourrait aussi se demander :
Dans quel état suis-je en ce moment ?
Qu’est-ce qui me pèse émotionnellement ?
Où est-ce que je me sens en déséquilibre ?
Est-ce que mon corps essaie de m’envoyer un message ?
Parfois, le symptôme n’est pas l’ennemi. Il est le messager. Et écouter le message peut être bien plus puissant que de faire taire le signal.





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