« Sage comme une image. »
- Emmanuelle Le Guen
- 14 juil.
- 1 min de lecture
Pendant longtemps, beaucoup de petites filles ont appris qu'une « bonne » femme était une femme discrète. Une femme qui ne dérange pas. Qui ne fait pas de vagues. Qui prend soin des autres avant de prendre soin d'elle-même. Alors, une fois adultes, beaucoup ressentent une étrange culpabilité dès qu'elles osent dire non, poser une limite ou simplement prendre leur place. Pourquoi ? Parce qu'elles obéissent à une loyauté
-inconsciente la plupart du temps- mais tellement puissante.
S'opposer, se positionner c'est risquer parfois une autre étiquette. « Tu exagères. » « Tu es difficile. » « Tu deviens folle. » Ces mots résonnent avec une histoire bien plus ancienne.
Pendant des siècles, des femmes qui sortaient des rôles attendus ont parfois été qualifiées d'« hystériques », de « folles » ou même de « sorcières ». Leur souffrance était rarement entendue ; elle était plus souvent jugée, contrôlée ou réduite au silence.
Aujourd'hui, les mots ont changé, mais la peur du regard des autres peut rester la même.
Alors certaines continuent de se taire. D'autres explosent.
Le shiatsu m'enseigne chaque jour que le corps recherche un équilibre. Ni l'immobilisme qui étouffe, ni la colère qui déborde. Mais un endroit où l'on peut respirer librement, ressentir, s'exprimer et poser ses limites sans culpabilité.
Alors s'il devait n'y avoir qu'une seule question ça serait : Suis-je encore enfermée dans une cage dont je possède déjà la clé ?





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