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« Si tu vas mal, c’est que tu n’as pas assez travaillé sur toi. »

C’est ce que j’appelle la méritocratie du bien-être.


Comme si la paix intérieure, la santé, l’équilibre émotionnel se méritaient à force d’efforts, de discipline et de “bonnes pratiques”.Comme si le corps et le vivant répondaient à une logique de récompense.

Or, en shiatsu, le corps me rappelle chaque jour autre chose.

Nous ne partons pas tous du même endroit. Nos systèmes nerveux, nos histoires, nos traumatismes, nos contextes sociaux et affectifs façonnent profondément notre état intérieur. La fatigue, la douleur ou l’anxiété ne sont pas des échecs personnels.


La méritocratie appliquée au développement personnel peut devenir violente. Elle culpabilise, elle isole, elle empêche l’écoute réelle du corps, elle transforme le soin en performance. Prendre soin de soi n’est pas “réussir”. Guérir n’est pas une obligation. Aller mieux n’est pas un devoir moral.


Le shiatsu enseigne la compassion avant la correction, l’écoute avant la volonté, le rythme juste plutôt que la pression. Et parfois, le vrai chemin de transformation commence quand on arrête d’essayer de “bien faire” mais d'"accepter que la force se déploie dans la faiblesse." (2 Corinthiens 12,9)



 
 
 

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