Shiatsu, circulation et soutien-gorge
- Emmanuelle Le Guen
- 27 avr.
- 2 min de lecture
Quand on parle de shiatsu, on parle avant tout de circulation. Circulation de l’énergie, bien sûr… mais aussi des liquides, de la respiration, du mouvement interne. Le corps n’est pas figé. Il est vivant, en expansion, en rythme. Et pour que cette circulation se fasse de manière fluide, encore faut-il… ne pas la contraindre.
Les vêtements trop serrés: jeans moulants, ceintures rigides, sous-vêtements compressifs viennent créer des zones de pression. Ces pressions peuvent freiner la circulation sanguine et lymphatique, limiter l’amplitude respiratoire, et même influencer certaines zones clés comme le ventre ou le plexus.
Concernant les soutiens-gorge, plusieurs observations et études ont soulevé des questions intéressantes :
– compression de la cage thoracique
– diminution de la mobilité respiratoire
– entrave possible à la circulation lymphatique au niveau de la poitrine
Certaines recherches, comme celles relayées autour des travaux de Sydney Ross Singer, ont ouvert le débat sur les effets d’un port prolongé et contraignant. Même si ces sujets restent discutés dans la communauté scientifique, une chose est sûre : le corps respire mieux quand on lui laisse de l’espace.
Et c’est là que le shiatsu prend tout son sens. Le shiatsu se pratique habillé. Mais habillé ne veut pas dire comprimé. Pour recevoir pleinement une séance, il est essentiel de venir dans une tenue souple, confortable… et la moins contraignante possible.
Mesdames, n’hésitez pas, si vous vous en sentez à l’aise, à venir sans soutien-gorge. Cela permet un travail beaucoup plus libre sur :
– l’ouverture de la cage thoracique
– la respiration
– le plexus solaire
– et plus globalement, la circulation dans le haut du corps
Le toucher devient plus juste, plus précis, plus respectueux du mouvement naturel du corps.
Ce sont parfois de petits ajustements… mais qui changent profondément la qualité d’une séance. Parce qu’au fond, le shiatsu ne vient pas “faire circuler” à votre place. Il vient accompagner un mouvement déjà présent. Encore faut-il lui laisser la place d’exister.





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