Quand le sacrum devient rigide : ce que le corps essaie parfois de protéger
- Emmanuelle Le Guen
- 20 mai
- 2 min de lecture
Beaucoup de personnes vivent avec un sacrum extrêmement tendu… sans même s’en rendre compte. Comme si cette rigidité était devenue “normale” avec le temps.
Pourtant, un bassin qui manque de mobilité influence énormément de choses : la posture, la respiration, l’ancrage, la sensation de sécurité intérieure, la fluidité du mouvement, mais aussi la capacité du corps à relâcher profondément.
Le sacrum est une zone centrale du corps.
Il relie la colonne, le bassin, les jambes. Il participe à notre stabilité autant qu’à notre souplesse intérieure. Lorsqu’il se rigidifie, le corps entier peut progressivement entrer dans une forme de protection permanente. Et cette rigidité n’est pas toujours simplement “mécanique”.
Très souvent, le corps développe des tensions profondes à la suite : de stress répétés,
d’hypervigilance, de traumatismes, d’accouchements difficiles, de violences, de peurs anciennes, ou d’un besoin constant de contrôle et de sécurité.
Le corps apprend alors à se verrouiller pour continuer à tenir.
Le bassin devient plus fixe, la respiration descend moins profondément, les appuis changent, certaines douleurs apparaissent parfois dans les lombaires, les hanches ou le sacrum lui-même. Avec le temps, beaucoup finissent par ne même plus percevoir cette rigidité tant elle est devenue intégrée au quotidien.
Le shiatsu peut aider à remettre du mouvement dans cette zone de façon progressive et respectueuse. Non pas en “forçant” le corps à relâcher, mais en lui permettant peu à peu de sortir de cet état de protection permanente. À travers le travail des méridiens, des pressions, de la respiration et du système nerveux, le bassin peut progressivement retrouver : de la mobilité, de la souplesse, une respiration plus libre, une sensation d’ancrage, et parfois une profonde sensation de sécurité intérieure.
Il arrive souvent qu’après une séance, certaines personnes décrivent : une sensation d’espace dans le bassin, les jambes plus présentes, une marche différente, ou l’impression que le corps “circule” enfin autrement. Comme si quelque chose qui retenait depuis longtemps commençait doucement à se desserrer.





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