Ouvrir ou ne pas ouvrir des portes
- Emmanuelle Le Guen
- 3 juil.
- 1 min de lecture
La profondeur d'un accompagnement dépend de la personne, de son besoin du moment, de son état physique et émotionnel, de ce qu'elle est prête à accueillir... et du cadre dans lequel nous nous rencontrons.
Parfois, le soin consiste simplement à apaiser le corps, à lui offrir un espace de détente et de récupération. D'autres fois, le corps est prêt à être davantage écouté, et un questionnement plus profond peut émerger. Mais cela ne se force jamais.
J'aime comparer cela à une maison aux nombreuses portes. À chaque séance, nous choisissons ensemble quelles portes il est juste d'ouvrir… et lesquelles doivent rester fermées pour le moment. Si une porte n'est pas ouverte, il est normal que certaines informations ne se présentent pas : nous ne sommes tout simplement pas allés les chercher.
C'est particulièrement vrai lorsque j'interviens ponctuellement en milieu hospitalier. Avec seulement trente minutes d'accompagnement, mon rôle est d'apporter du confort, du soulagement et une présence adaptée au contexte. Ce n'est ni le temps, ni le cadre pour ouvrir des espaces qui demanderaient ensuite un suivi plus approfondi.
Pour moi, un accompagnement de qualité, c'est avant tout respecter le rythme de chacun. Aller aussi loin que c'est juste… jamais plus loin que ce qui est bon pour la personne.





Commentaires