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La peur de décevoir ...

Il existe une forme d’empathie dont on parle peu. Une empathie excessive, silencieuse, épuisante. Celle qui pousse à dire oui quand le corps crie non. À rendre service encore, et encore… jusqu’à s’oublier. À première vue, cela ressemble à de la générosité.

Mais en profondeur, il s’agit souvent d’autre chose. La peur de décevoir. Et derrière elle, une peur plus ancienne encore : celle de ne plus être aimé ou reconnu.


Quand l’amour devient conditionnel

Beaucoup ont appris très tôt que l’amour se méritait : en étant sage, en comprenant l’autre avant soi, en ne prenant pas trop de place, en évitant le conflit. Alors le corps s’adapte. Il développe une hypervigilance émotionnelle. On ressent tout. On anticipe tout. On porte beaucoup. Ce n’est pas un défaut. C’est une stratégie de survie.


Ce que cela crée dans le corps

Cette peur de décevoir ne reste pas qu’une idée. Elle s’inscrit dans le corps : tensions chroniques (nuque, épaules, mâchoires), fatigue profonde, parfois inexpliquée, respiration courte, troubles digestifs, difficulté à sentir ses propres besoins. Le corps est en permanence orienté vers l’extérieur : « Que ressent l’autre ? De quoi a-t-il besoin ? » Et rarement vers l’intérieur.


Pourquoi ce n’est pas de la “pure générosité”

La vraie générosité est libre. Elle ne coûte pas sa vitalité. Elle ne demande pas d’effacement. Quand donner devient automatique, quand poser une limite génère de l’angoisse, quand dire non fait peur… c’est souvent le signe d’une blessure relationnelle non cicatrisée.


L’apport du shiatsu dans ce type de blessure

Le shiatsu agit là où les mots ne suffisent pas toujours. Par le toucher, il permet :

de ramener l’attention dans le corps, de relâcher les systèmes de défense installés depuis longtemps, d’apaiser le système nerveux, de redonner une sensation de sécurité intérieure

Peu à peu, le corps comprend qu’il n’a plus besoin d’être en alerte permanente pour être aimé.


Revenir à soi pour mieux être en lien

Travailler cette peur, ce n’est pas devenir égoïste. C’est apprendre que : l’amour n’a pas besoin de sacrifice, la relation n’a pas besoin d’auto-effacement, le corps peut être un allié, pas un champ de bataille. Quand le corps retrouve sa place, les choix deviennent plus justes,

les relations plus équilibrées, et l’empathie… plus vivante.



 
 
 

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