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La douleur est un signal à écouter

La douleur n’arrive pas par hasard. Elle apparaît souvent à un moment précis, lorsque quelque chose ne peut plus continuer comme avant. Elle est un seuil.


Une porte qui se ferme sur un ancien mode de fonctionnement : tenir coûte que coûte, se taire quand il faudrait dire, avancer sans écouter les signaux du corps, survivre là où il serait temps de vivre autrement.


Chercher à la faire disparaître à tout prix, sans traverser ce seuil, c’est parfois rester dans l’ancienne pièce en forçant la porte à se refermer. Le corps, lui, trouvera une autre issue pour rappeler que quelque chose demande à changer.


Apaiser la douleur sans comprendre peut soulager, mais ne transforme pas. Et ce qui n’est pas transformé cherche souvent une autre forme pour s’exprimer. La douleur invite à fermer une porte : celle d’un rythme qui abîme, d’une loyauté inconsciente, d’une adaptation devenue trop lourde pour le corps. Mais elle invite surtout à en ouvrir une autre :

vers un rapport différent à soi, à ses limites, à ses besoins, à son histoire.


Lorsque cette nouvelle porte s’ouvre, le corps n’a plus besoin de parler par la douleur.

Le symptôme n’est plus nécessaire, car le message a été reçu.

L'arrêt de la douleur n’est alors pas un combat, mais un passage. Un passage vers une manière plus juste d’habiter sa vie.


En accompagnement, le corps s'exprime, et c'est verbalisé, pour aller vers plus de légèreté.



 
 
 

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