A pleins poumons
- Emmanuelle Le Guen
- 20 mars
- 1 min de lecture
Parfois, les séances de Shiatsu, ce n’est pas dans le silence.
Ce n’est pas avec un délicat parfum d'ambiance.
Ce n’est pas avec une lumière douce et tamisée.
Bien au contraire.
Il y a du bruit.
Du passage.
Des portes qui s’ouvrent, qui se ferment.
Il y a de la vie dans ce qu'elle a de plus tumultueux.
Alors on installe un futon improvisé entre deux pièces…
Un coin trouvé, presque volé.
On garde l’œil sur l’heure qui défile
Parce que chaque minute de détente compte.
Et que l’autre, dans son corps mâché par le travail,
ne peut s’abandonner qu’un instant…
avant d’y repartir.
Et pourtant…
C’est une forme puissante de rencontre.
Brute.
Vraie.
Celui qui donne crée une bulle...
Celui qui reçoit, ferme les yeux, les oreilles…
Se dépose, se détend, même si ça semble impossible.
La force du Shiatsu est là...
On lâche, on oublie tout autour, sans effort ou presque,
Parce que ce qui se produit sous les mains devient le centre de l'attention.
C’est difficile à décrire, ce qu’il se passe
dans le milieu des soins,
dans les hôpitaux,
dans les EHPAD…
Et pourtant, quel bonheur de travailler dans ces conditions là.
On pourrait les croire non optimales
si l’on cherche le cocon d’un espace de bien-être.
Mais il se joue autre chose.
C'est une parenthèse.
Un souffle.
Une oasis au milieu d’un désert parfois aride,
Un espace où l'on évolue parfois comme en apnée.
Le shiatsu là, permet de reprendre son souffle, à pleins poumons.





Commentaires