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"Tu as un problème / un blocage ! "

Nous vivons une époque où beaucoup se sentent autorisés à analyser l’autre à partir d’un simple ressenti, d'une vidéo postée sur les réseaux, d’une photo ou d’une intuition non vérifiée.


Dire à quelqu’un " tu as un problème / un blocage " ou toute autre affirmation du même ordre n’est jamais anodin. Sans cadre, sans consentement et sans réelle responsabilité, ces paroles peuvent devenir : des projections personnelles, des jugements déguisés en intuition, des suggestions psychologiques ou énergétiques.


Dire quelque chose de faux peut être encore plus dangereux que de se taire. Une information erronée, répétée ou dite avec assurance, peut se cristalliser dans l’esprit et dans le vécu de la personne, créer une tension là où il n’y en avait pas, figer une énergie qui circulait librement et provoquer un mal-être artificiel.


À force de chercher un problème, on peut finir par en fabriquer un. La parole devient alors une programmation involontaire plutôt qu’une aide. Très souvent, ce que l’on croit voir chez l’autre révèle surtout les limites, les blessures ou les projections de celui qui parle. Comme le rappelle la Bible : "Avant de regarder la paille dans l’œil de l’autre, il est essentiel de regarder la poutre dans le sien."


Le consentement est une limite non négociable. On n’analyse pas, on ne “ressent” pas, on ne nomme pas quelque chose chez quelqu’un qui n’a rien demandé. Les mots ont un poids.

Les paroles laissent des traces. Et se dire inspiré ne donne jamais le droit de dire tout et n’importe quoi.


Ce post est une mise en garde : le ressenti n’est pas une vérité, l’intuition n’est pas une autorisation, et toute parole engage une responsabilité.


Dans cette même dynamique, j’ai fait un choix clair ces derniers temps : celui de dénoncer les pratiques abusives, floues ou profondément injustes que l’on retrouve dans certains courants de la spiritualité, du New Age et du développement personnel. Pas pour attaquer. Pas pour disqualifier en bloc. Mais parce que le silence protège trop souvent ce qui fait du mal.


Quand des paroles sont posées sans discernement, quand des “diagnostics” sont lancés sans cadre, quand des ressentis deviennent des vérités imposées, quand la peur, la culpabilité ou le sentiment d’être “défectueux” sont induits chez l’autre, alors on ne parle plus d’éveil, ni de conscience, ni d’accompagnement. On parle d’abus.

Et dire à quelqu’un qu’il a un problème, un blocage, une faille, un empêchement ou un problème énergétique qui n’existe pas — ou qui n’a jamais été vérifié — fait clairement partie de ces dérives.


Il est temps de remettre de l’éthique là où il n’y a parfois plus que du pouvoir déguisé.

Il est temps de rappeler que la spiritualité n’excuse pas tout, que le développement personnel n’autorise pas à jouer avec la psyché des autres, et que se dire “conscient” n’est pas un passe-droit pour blesser.


Ce sujet est vaste. Il est sensible. Et il mérite d’être traité avec sérieux. J’y reviendrai prochainement, de manière plus approfondie, car les dégâts sont bien réels,

et il est, selon moi, urgent de remettre de la clarté, de la responsabilité et du discernement là où il y a trop souvent du flou.


 
 
 

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