Les vieux schémas
- Emmanuelle Le Guen
- il y a 12 heures
- 2 min de lecture
Il existe une illusion très répandue : celle qui consiste à croire que le temps, à lui seul, règle les choses. Comme si certains comportements, certaines souffrances ou certains blocages allaient disparaître d’eux-mêmes, à force d’être contournés, rationalisés ou spirituellement « dépassés ».
En réalité, ce que tu refuses de regarder ne disparaît pas. Il s’installe. Les vieux schémas ne meurent pas dans l’ombre. Un schéma ancien n’est pas seulement une habitude. C’est souvent une stratégie de survie apprise tôt : éviter le conflit pour ne pas être rejeté, se suradapter pour être aimé, attaquer ou se fermer pour ne pas être blessé, contrôler pour ne pas ressentir l’insécurité.
Ces schémas ont parfois été utiles. Ils ont permis de tenir, de continuer, de survivre émotionnellement. Mais tant qu’ils ne sont pas conscients, ils continuent d’agir en arrière-plan, même quand le contexte a changé. Les refuser, c’est leur laisser le pouvoir.
Ce que tu ne traverses pas, tu le répètes. Un schéma non confronté cherche toujours à se rejouer. Il attire les mêmes situations, les mêmes types de relations, les mêmes impasses. Non pas par malchance, mais parce qu’il reste actif.
Se confronter à un vieux schéma ne signifie pas se juger ni se faire violence. Cela signifie :
reconnaître honnêtement ce qui se répète,
accepter sa part de responsabilité,
voir ce qui se joue derrière les réactions automatiques.
Tant que cette étape est évitée, le schéma reste intact. Tant que tu refuses de regarder la vérité en face, ça bloque. Il y a un autre niveau de résistance, plus subtil encore : le refus de la vérité.
La vérité n’est pas toujours confortable. Regarder la vérité en face peut vouloir dire admettre que :
une relation n’est pas saine,
une attente n’est pas réaliste,
une blessure ancienne dirige encore des choix







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