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Les fêtes de fin d’année : quand les repas de famille sont douloureux

Je le constate chaque année dans mon accompagnement : les fêtes de fin d’année ne sont pas toujours une période heureuse. Contrairement à l’image que l’on en donne – chaleur, retrouvailles, joie – elles sont souvent le moment où ce que l’on arrive à éviter le reste de l’année revient de plein fouet.


Pendant des mois, on peut maintenir une distance, poser des silences, organiser des absences. Mais à Noël, aux repas familiaux, aux réunions “obligées”, les mêmes personnes, les mêmes tensions, les mêmes douleurs ressurgissent. Et une question revient, lancinante :

Pourquoi est-ce si douloureux avec ceux qui sont censés être les plus proches ? Pourquoi ça se passe presque toujours mal, malgré la bonne volonté ?


On parle souvent de traumas… mais pas seulement. Bien sûr, il y a des explications psychologiques : blessures d’enfance, schémas répétitifs, loyautés invisibles, transgénérationnel non digéré. Tout cela est réel et précieux à comprendre. Mais aujourd’hui, je veux parler d’un autre plan, souvent évité ou moqué : l’aspect spirituel de la famille.


Chaque famille porte une “atmosphère” particulière. Dans chaque famille, il existe une énergie spécifique, une sorte de climat invisible : des non-dits anciens, des drames jamais nommés, des colères étouffées, des injustices restées sans parole, des exclusions, des secrets, des deuils non faits. On peut les appeler, symboliquement, des fantômes familiaux.

Pas forcément au sens spectaculaire du terme, mais comme des présences mémorielles, des charges émotionnelles et spirituelles qui habitent la lignée. Et aucun membre de la famille n’y échappe vraiment.


Pourquoi ce sont toujours les mêmes sujets qui reviennent ? Ce sont toujours les mêmes tensions, les mêmes phrases déclenchantes, les mêmes rôles que chacun reprend malgré lui

les mêmes conflits qui se répètent. On se promet pourtant chaque année : “Cette fois, je ne réagirai pas.” “Cette fois, ça ira.” Mais quelque chose de plus grand que nous se rejoue.

Comme si la famille était le théâtre d’une histoire plus ancienne, qui cherche encore à être vue, reconnue, pacifiée.


De génération en génération, jusqu’à quand ?

Tant qu’un véritable déblayage de lignée n’est pas réalisé, ces charges se transmettent. Elles changent parfois de forme, mais rarement de fond.

Un ancêtre n’a pas pu parler → un descendant explose

Un secret a été enfoui → une honte diffuse traverse la famille

Une violence a été banalisée → des relations toxiques se répètent

La famille devient alors le lieu où chacun affronte, sans le savoir, les mémoires de ceux qui l’ont précédé.


Les fêtes de fin d’année agissent comme un amplificateur : les masques tombent, les protections s’affaiblissent, les charges émotionnelles et énergétiques remontent.

Ce n’est pas un hasard si cette période est si chargée émotionnellement.

Elle met en lumière ce qui demande à être reconnu, libéré, pacifié.

Non pas pour accuser, ni pour rejeter sa famille,

mais pour cesser de porter ce qui ne nous appartient pas.


Dans ce contexte, outre ou en parallèle d'un travail sur les lignées, le soin par le corps que je propose peut être un véritable allié pour traverser les fêtes quand elles sont lourdes à porter. Ce soin de décodage émotionnel agit là où les mots ne suffisent plus.


Il permet d’apaiser le système nerveux, souvent en hypervigilance lors des retrouvailles familiales, de relâcher les tensions accumulées dans le corps (ventre, poitrine, épaules), là où se logent souvent les émotions non exprimées, de remettre en circulation, quand l’énergie est bloquée par le stress, la colère ou la tristesse


Sur un plan plus subtil, cet accompagnement aide aussi à reprendre sa place, sans se laisser envahir par les dynamiques familiales, renforcer ses limites énergétiques, se recentrer dans son axe, avant ou après des moments familiaux éprouvants. C’est un espace où l’on peut déposer ce qui pèse, sans devoir expliquer, justifier ou analyser.


Recevoir une séance de soin par le toucher à cette période peut permettre : d’arriver plus posé(e) à un repas de famille, de voir les situations avec plus de recul, de ne pas réagir automatiquement aux anciens schémas, ou simplement… de récupérer après coup. Ce n’est pas une solution miracle, mais un soutien doux et profond, qui aide le corps et l’esprit à ne pas être seuls face à ce qui se réactive.


In fine, le soin que je propose peut aider à reprendre sa juste place, de ne plus être le réceptacle des tensions familiales, de vivre les rencontres sans être aspiré par l’ancien, parfois même de poser une distance saine, sans culpabilité. Les fêtes ne deviennent pas toujours “joyeuses”, mais elles cessent d’être des champs de bataille invisibles.


En conclusion

Si les fêtes sont douloureuses, ce n’est pas parce qu'on est “trop sensible”. C’est souvent parce qu'on touche à quelque chose de profond, ancien, non résolu. Et parfois, le simple fait de décoder l'émotionnel dans le corps et le libérer par le soin par le toucher, c'est

déjà un premier pas vers la libération.


 
 
 

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