"Le drainage lymphatique ça fait mal"
Dans ce premier volet de ma série intitulée Mythes et légendes autour du drainage lymphatique, nous allons aborder la question épineuse de la douleur. Il peut effectivement y avoir certaines zones sensibles sur le corps révélées par le drainage, notamment lorsqu’il existe des tensions ou une sensation de stagnation (et la médecine chinoise vient en partie éclairer ce sujet !) Quoiqu'il en soit, la douleur n’est ni une nécessité, ni une finalité.
Clairement, la sensibilité de chacun doit être prise en compte. Certains apprécient d'insister sur une zone congestionnée, bloquée, et où l’on sent que quelque chose se libère. D’autres, au contraire, peuvent à peine être effleurés. Et entre les deux, il existe toute une gamme de sensibilités.
Accompagner, c’est être à l’écoute du bien-être de la personne et de ce qui est juste pour elle (parfois, on me dit "allez y ! Tant pis si ça fait mal ! Je ne suis pas douillette !"Evidemment ce n'est pas une autorisation, c'est un système de protection qui en dit long sur la gestion émotionnelle mais ce n'est pas le sujet ici :) ). Je sais que certaines pratiques consistent à travailler les zones sensibles de manière très appuyée, voire franchement frontale, comme si c’était inévitable. Ce n’est tout simplement pas ma façon de faire. Je préfère la diplomatie et la patience à la confrontation et l'urgence des minutes qui défilent. Parce que la confrontation bloque toute communication. Et parce que, selon moi, la brutalité n’est pas nécessaire pour obtenir un relâchement et parce qu'il faut savoir prendre le temps.
Lorsqu’on cherche à détendre le corps, celui-ci apprécie davantage la douceur, l’écoute et la bienveillance. Un corps que l’on accompagne plutôt qu’un corps que l’on contraint.
La suite de cette série très bientôt…





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