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C'est quoi le "péché" ?

Il existe des mots tellement chargés de connotations qu’on en a perdu le sens avant même d’avoir eu la chance de les comprendre. C’est le cas de nombreux mots issus de la Bible, dont la signification a été progressivement déformée au profit d’autorités humaines qui cherchaient davantage à soumettre l’homme qu’à le reconnecter au divin, à Dieu.


Aujourd’hui, j’aimerais proposer une autre lecture du mot « péché ». Dans l’imaginaire collectif, le péché est souvent associé à la faute morale, à la culpabilité, à la transgression, voire à la punition. On l’a présenté comme un outil de contrôle, un moyen de faire peur, de maintenir l’homme dans la honte et l’obéissance aveugle. Cette vision a nourri beaucoup de colère, une colère légitime, dirigée non pas vers Dieu, mais vers une religion qui a parfois trahi le sens profond de ses propres mots.


Pourtant, si l’on prend le temps de comprendre le sens profond du péché, la lecture est tout autre. Le péché, ce n’est pas une condamnation. Ce n’est pas une privation de liberté. Ce n’est pas une arme contre l’humain.


Le péché se produit lorsque nos pensées, nos paroles et nos actes ne sont plus en accord avec le plan divin. Lorsque l’ego prend la barre, lorsque nous suivons le « plan de l’ego » plutôt que le plan divin, alors le désalignement s’installe. Et ce désalignement a des conséquences. Le péché n’est pas là pour punir, mais il marque le premier pas vers le mal-être :

– perte de clarté

– désordre intérieur

– souffrance émotionnelle

– fragilisation mentale, spirituelle, et même physique

Il agit comme une information corrompue qui s’inscrit profondément, jusque dans notre héritage, notre lignée, notre mémoire, notre ADN.

Les désalignements répétés des générations passées affaiblissent ce que nous portons aujourd’hui.


C’est là tout le paradoxe de notre époque : nous cherchons le bien-être, mais nous refusons parfois ce qui en est la condition première. On ne peut pas réellement trouver sa mission de vie, sa place sur Terre, le sens profond de son incarnation, tant que l’on refuse de se soumettre au plan divin. Et il est important de le dire clairement : le plan divin ne cherche que notre bien.


La liberté d'être son propre souverain sans Dieu que l’on nous vend aujourd’hui est souvent une illusion. La vraie liberté n’est pas l’absence de cadre, mais l’acceptation consciente de ce qui nous dépasse. Sans cette soumission au plan divin, chacun devient « libre » selon sa propre loi… et cela mène à l’anarchie intérieure et collective. Les dégâts de cette fausse liberté sont visibles partout, y compris dans certaines dérives — comme la fausse liberté sexuelle — présentées comme des avancées alors qu’elles mènent souvent à plus de confusion et de souffrance.

Nous vivons aussi une époque où le mal-être est parfois romantisé :

les addictions, les excès, la vie désordonnée deviennent presque admirables.

Mais ce culte de la « mauvaise vie » n’est rien d’autre qu’une glorification de ce qui est difforme, malade, désaligné.

Le véritable travail de guérison passe par une purification intérieure, par un nettoyage de ce que nous portons, et surtout par la restauration d’une relation vivante avec Dieu.

C’est cette relation qui permet de comprendre quel est le plan divin pour chacun de nous.

Car vouloir diriger seul sa barque, c’est comme chercher son chemin au milieu du brouillard… sans boussole, sans GPS.

Et s’étonner ensuite d’être perdu.





 
 
 

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